• À propos
Sur les traces de l'empire du Mali
Article : Le basin : le secret de la sape
Non classé
19
14 février 2011

Le basin : le secret de la sape

Des dames habillées en basin

Qui n’a pas entendu parler du basin? Ce tissu à base du coton si aimé au Sénégal et en Guinée, si recherché en Côte d’ivoire et au Burkina Faso mais surtout si admiré au point de devenir une identité culturelle au Mali. Au Sénégal, le basin est très convoité, trop convoité j’allais dire. Au pays de la Teranga, on avance le nom Gagny Lah comme synonyme du basin. Le Mali est le principal fournisseur en basin si bien qu’on pense que le tissu est fait au Mali. Qu’est ce qu’un Gagny Lah ? D’où vient le basin pourquoi le basin venu du Mali est si prisé ? Votre bloggeur s’est penché sur ces préoccupations  qui peuvent être les vôtres.

Des origines à l’apogée.

Je n’ai nulle intention de remonter à la date de fabrication du premier pagne de basin. D’ailleurs, je ne le sais pas. Par origine, j’entends  le lieu où on le fait. Il s’agit de l’Allemagne. Le basin est fait au pays de Konrad Adenauer, mais le Mali en reste le plus grand importateur, en Afrique de l’ouest bien sûr. Pourquoi l’acharnement de ce pays continental sur un tel produit ? On verra cela plus tard.

Si le basin est prisé dans notre sous région, tout le monde n’a pas les moyen de s’en procurer un ensemble. Toutefois, il n’est pas rare, à Dakar comme à Bamako et lors de fêtes religieuses, cultures et  traditionnelles, de voir tout le monde ou presque habillé en basin. Surtout en période de Tabaski et de Ramadan (fêtes musulmanes) pendant lesquelles les chefs de famille cassent la tirelire pour pourvoir à tous ses protégés un ensemble de basin. Ces fêtes sont donc l’apogée annuelle du basin.

Du basin aux basins

A chacun son basin selon ses moyens. C’est dire qu’il y a des qualités du basin. La troisième qualité, la deuxième qualité la première qualité qu’on appelle le Gagny Lah. Oui le Gagny Lah, c’est la qualité qui circule sur toutes les lèvres, qui alimente les débats entre maîtres couturiers, galants hommes et belles dames. Le plus grand importateur de cette qualité de basin lui à donné son nom, M. Gagny Lah donc, très vieux aujourd’hui. Actuellement ses fils assument la relève pendant que M. Lah fait une retraite paisible à Bamako. N’a pas un Gagny Lah qui le veut : le mètre se vent à 7000 F ou environ. Pour un ensemble boubou on en prendra 5 ou 6 mètres (à vos calculatrices), pendant que le mètre d’une qualité inférieure se vend à 100 ou 200 F, des prix de Bamako.

Le secret basin du Mali

Si le Mali est l’épicentre du basin, c’est du à l’absence de la mer selon les spécialistes. A quelque chose Malheur est bon. L’eau n’est pas salée au Mali. L’eau de fleuve et de puits donne un éclat irrésistible au tissu. Sa durée et sa résistance aussi sont assurées. Comment parler du basin sans parler des batteurs et de teinturières. Ces dernières diversifient le choix du client en lui proposant de très jolies couleurs. Les teinturières sont bien organisées au Mali, c’est un gagne-pain bien exploré. Les batteurs sont les artisans de tout l’éclat que le basin peut avoir. Ils fondent des bougies  là-dessus et le battent à coups de gourdins spécialement faits pour l’occasion.

 

Jusqu’ où peut aller le basin ?

Il a de très de beaux jour devant lui. Au forum social mondial qui vient de clôturer à Dakar, j’ai vu les participants venus de quatre points du globe payer ou porter le basin. Mais, il ne faut pas oublier la concurrence. Les chinois sont déjà passés par là. Depuis des mois, le basin chinois à envahi nos marchés. Alors comment sauver le basin surtout la qualité ? Et Gagny Lah. Je ne sais pas trop. Ces chinois, ont-ils épargné un domaine ? Ne peuvent-ils pas s’approprier le domaine sous peu ? Wait and see !

Le batteurs de basin
un tas de basins teints

Lire la suite
Article : Quand l’heure de pointe sonne à Dakar
Non classé
0
11 février 2011

Quand l’heure de pointe sonne à Dakar

Chaque jour, ils sont des milliers de personnes à faire la navette entre les quartiers de Dakar : qui pour aller ou venir du travail, qui d’autre pour faire des courses. Pourtant le transport public (bus et cars) est un véritable casse-tête quand bien même il reste le moyen le plus à la portée du dakarois moyen. Les facilitateurs dans un billet précédent et mon périple dans un bus dans le présent, je vous amène à la découverte des faces du transport urbain à Dakar.

Tout est question de ligne, vous partez dans un quartier il faut une ligne donnée. La patience est la règle du jeu. Ce que j’ai beaucoup apprécier au moment de l’embarcation dans le bus, c’est le respect de l’ordre d’arrivée. « Grand il faut faire le rang » me recommande-t-on. Sur des bancs ou debout, les passagers se mettent les uns dernière les autres, bien avant que le bus arrive. La ligne 7 voilà, c’est ce que j’attends. Un fois à bord, nous prenons sagement la route. Peu de temps à près les passagers se déplacent vers l’apprenti perché dans une cage. Ce dernier vend les tickets et signale le chauffeur pour les arrêts. Au fur et à mesure le bus gobe du monde. Les personnes debout tiennent la barre et les fauteuils. J’offre ma place à un homme d’un certain âge. Il en est fallu de très peu pour que je perde mon portefeuille dans les bousculades pour s’accrocher à un  appui.

Certaines personnes montent à bord pour planifier des vols ou pour s’adonner à des attouchements au contact surtout avec les femmes debout qui perdent l’équilibre de leur corps sous les cahots du véhicule. Hormis ces cas, l’ambiance est morose avec un arrêt à peu près tous les 100 mètres.

Une fois les frais encaissés l’apprenti ne prête pas attention à ce disent les passagers. Résultat, voici qu’un jeune, courte taille, l’air fougueux menace violemment le chauffeur. «je vous ai signalé depuis très longtemps, vous ne voulez pas vous arrêter. On à dépasser de deux arrêts là où je devais descendre. Vous vous foutez des gens ». De tels énervements sont assez fréquents dans les bus et dans la circulation. Les apprentis et les chauffeurs sont souvent pris pour cibles. Est-ce à tord ? Sont-ils les fauteurs de troubles à l’endroit des passagers ?

Entre temps j’arrive à destination sans accroc. Pour ma part, et ayant vécu dans deux capitales et plusieurs ville ouest africaines, le transport public à Dakar est un bon exemple. Je veux parler du confort et du respect de l’ordre d’arrivé pour l’embarcation.  Toutefois, il faut déplorer les embouteillages monstres,  les supercheries des pickpockets et les chasseurs de femmes. En sommes, les tensions entre passagers et le duo chauffeur-apprenti est omniprésentes.

Lire la suite
Article : Les « bonhommes de la circulation » qui peuvent remplacer les feux tricolores
Non classé
2
9 février 2011

Les « bonhommes de la circulation » qui peuvent remplacer les feux tricolores

Communément appelés « bonhommes de la circulation» les facilitateurs de la circulation ont pour mission d’aider les agents de la police à réguler la circulation à Dakar. Ils auraient  été introduits dans la circulation à la veille des du 11 ème sommet de l’organisation de la conférence islamique (OCI) qui s’est tenu à Dakar du 7 au 14 Mars 2008. Dès lors leur présente à été perpétuer par le pouvoir public tant la circulation avait besoin d’oxygène. Ils sont d’un grand apport à la fluidité de la circulation qui se caractérise souvent par des embouteillages monstres. Soulagement pour les chauffeurs et salut pour les piétons, les «bonhommes n’ont pourtant pas la tâche facile.

 

Au four et au moulin

Sifflet à la bouche, bras en perpétuel mouvement (pour donner des ordres) et courant tous azimuts comme des tennismen, ces agents affrontent vent et soleil pour servir les paisibles populations de la capitale Sénégalaise. S’ils peuvent de temps en temps baisser la garde, c’est tout le contraire aux heures de pointe où les cortèges des travailleurs allant ou venant du travail ne trouvent leur salut qu’aux systèmes de rotation de passage gérer par les bonhommes au niveau des carrefours. Ils stoppent les véhicule d’un côté et donne le passage de l’autre et puis vice versa. Le tout se fait sans chronométrage des durées de passage. Les piétons se constituent en petits groupes et leur font signent. Avec tact et reflexe, ils suspendent la rotation de véhicule et cèdent le passage au piétons qui les remercient sur le champ.

Dangers?

Pour mieux exercer, ils se tiennent au milieu de la route comme pour préciser justement là où l’on peut élever un monument. A mon avis cela est très dangereux. En effet des chauffards se réclament chauffeurs et certains circulent à des vitesses inquiétantes. Ils arrivent également que souvent les usagers ne veillent pas se soumettre à la rotation : chaqu’un  se disant très pressé. La présence des policiers aux côtés des bonhommes permet à ces derniers de gagner en crédibilité et en respect de la part des passants. Vu la rareté de feux de signalisation, ce service a de beaux jours devant lui.

Lire la suite
Article : Les altermondialistes s’engagent: «Un autre monde est possible »
Non classé
2
7 février 2011

Les altermondialistes s’engagent: «Un autre monde est possible »

Du 6 au 11 Février 2011 se tient à Dakar le forum social mondial. Plus qu’un slogan  « un autre monde est possible » est l’identité même des milliers de personnes qui ont fait le déplacement de Dakar. Pendant une semaine, plusieurs centaines de tables rondes et de débats vont être l’occasion de réfléchir au monde tel qu’il va et aux alternatives qui peuvent être proposées. C’est la première fois que l’Afrique francophone abrite la totalité du forum social mondial même si Bamako avait abrité une réunion des altermondialistes en 2006. Plus de solidarité, de justice, de bonne gouvernance, de transparence seront entre autres les centres d’intérêts qui vont animer les débats de ce rendez-vous. Selon les altermondialistes le capitalisme a montré ses limites ; ils ne manqueront pas de l’évoquer. Et puis, à l’heure ou les mouvements sociaux secouent ou même défont des pouvoirs (hier en Tunisie, aujourd’hui en Egypte et avec de menaces en Algérie et dans certains pays du monde arabe ?). Le forum social mondial ne pouvait mieux ?

Le logo du forum social mondial (FSM)

 

 

 

 

 

 

La marche pour le coup d’envoi

Une grande marche à donné le coup d’envoi des activités du forum de Dakar. Des milliers de participants venus des quatre coins du globe ont marché du rond point non loin de la RTS jusqu’à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Le départ à été donné vers les coups de 14 heures sous un chaud soleil. Les pancartes, les sifflets, les tambours avaient fini de déchiré l’air au dessus des marcheurs. Pour ma part, je retiendrais pour mes lecteurs-pour des raisons pratiques-des photos qui permettront certainement d’avoir une idée de cette randonnée pédestre. Au prochain billet sur l’événement.

Lire la suite
Article : S’ils n’existaient pas, il fallait les créér ces réseaux sociaux
Non classé
2
3 février 2011

S’ils n’existaient pas, il fallait les créér ces réseaux sociaux

Si au début des années 2000 les internautes sénégalais – pour la majorité en tout cas – ne surfaient que pour lire et écrire des messages et faire des récherches élémentaires; ces dernières années la tendance à complètement changé. Les nouveaux pôles de fascinattion s’appellent facebook, Twitter et les autres sites de recontre. Personnellement, ouvrir mon compte facebook est la prémière tâche que je fais dès que je me connecte et l’internaute moyen sénégalais ne déroge pas à cette règle. Que représentes ces sites dans nos sociétés?

Les délices

Les réseaux sociaux sont de véritables outils de rapprochement. Je connais des gens dont la vie a complètement changé sur  ces sites à travers les rencontres : positivement et négativement. Des mariages se scellent au jour le jour via facebook. C’est dire que les avantages sont indénombrables.

Au Sénégal, à l’heure ou le Wifi se repend et que les fournisseurs d’accès à Internet vont de promotion en promotion, les cybers ne font plus bonne recette. Mais  beaucoup de ces cyberespaces doivent leur existence aux sites sociaux. En tout cas, c’est que m’a dit un gérant de ces espaces. A l’en croire 60 % de ses client se connectent sur ces sites. C’est vraiment passionnant et plus on y est plus on veut y rester.

Effet de mode

Les sites de discussion sont très prisés à Dakar. C’est même devenu une question de vie surtout aux yeux des jeunes.  Selon certains quand on est sur face on est éveillé, à la mode. Une fois à l’école j’entends mes camarades de classe citer le nom des 3 personnes de la classe qui ne sont pas encore sur facebook. A chaque fois qu’ils le font, ils le font suivre par des qualificatifs peu reluisants. Exactement ils traitent ce trio d’être non branché, d’être en retard etc. D’autres moqueries complètent le scénario. Doit-on vraiment se moquer de quelqu’un parce qu’il n’est pas sur facebook?

Les dérives

Cette révolution virtuelle n’est pas que positive. Comme des chevaux de Troyes, ces sites peuvent vous basculer de lien en lien jusqu’à ce que vous soyez dans une situation confortable. Avec leur arrivé, les données personnelles sont de moins en moins protégées et sécurisées. Cette tendance gagne toutes les couches sociales, même les intellectuels les plus érudits peuvent tomber dans le piège. Donc, nul n’est jamais assez prudent pour éviter les déboires du monde virtuel.

Sur un tout autre plan les réseaux sociaux ont une autre attribution ces derniers temps. Ils sont évoqués comme étant à la base de ce qui s’est passé hier en Tunisie et de ce qui se passe aujourd’hui en Egypte. Puisque le Maroc et les autres pays arabes ne sont pas complètement écartés du même scénario, Internet et les réseaux sociaux sont encore pointés du doigt là aussi. Les sites de discussion peuvent-il faire ou défaire un pouvoir ?

Pour ce qui me concerne et dans le cas du Sénégal, je pense que rien de tout cela ne pourrait arriver. La preuve c’est qu’au Maghreb la technologie est plus avancée. Une chose est d’avoir Internet , mais une autre non moins importante est d’avoir un ordinateur ou les frais de connexion dans un cyber. Cependant, les arnaqueurs profiteront encore longtemps du créneau pour soutirer les biens des paisibles et innocentes populations. Comment prévenir tout cela?

Je propose entre autres solutions de discuter seulement avec les personnes que l’on connait, de ne pas poursuivre les liens tous azimuts. Egalement veiller à ne pas répondre aux messages indésirables, venus de personnes suspectes ou inconnues. Est-ce suffisant?

Lire la suite
Article : Coupe d’Afrique made in UCAD
Non classé
3
31 janvier 2011

Coupe d’Afrique made in UCAD

Bénin ( en jaune) vs Centrafrique ce dimanche

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a belle et bien sa coupe d’Afrique de football. Elle est à sa 32ème édition cette année et parmi les anciennes gloires on peut citer le président Béninois Yayi Boni, le premier ministre tchadien, le ministre tchadien des sports et bien d’autres responsables africains dont certains gardent encore les yeux sur la compétition. Il n’y a aucun doute que  sport et étude vont de pair et les autorités universitaires sont à pied d’œuvre chaque année pour faire du ballon rond un facteur d’intégration. La compétition met aux prises les étudiants de toutes les nationalités présentes à l’UCAD.

Caractéristiques

Cette année 14 équipes ont pris le départ. Pour participer à l’aventure, les étudiants en font la demande, présentent 32 personnes de leur nationalité et mettent sur la table un cachet de 50 000. Des licences sont faites pour chaque équipe de façon à ne pas permettre la fraude sur l’identité du joueur. Il y a 2 groupes de 7. Poule A : Sénégal, Mali, Gabon, Cameroun, Mauritanie, Guinée, Côte d’ivoire ; Poule B: Bénin Tchad, République centrafricaine, Congo,Togo, Maroc, Iles Comores. A l’issue des matchs de groupe les 4 premiers sont qualifiés pour les quarts de finale. S’en suivra la demi-finale et la finale. Elle a commencé en  janvier et s’étant sur plusieurs mois. Nous en étions à la troisième journée ce week-end. Le vainqueur est récompensé ainsi que le finaliste. Le cachet dépend des sponsors

Actions du week-end et engouement des supporter

Samedi à 15 H Tchad 3 – 0 Maroc ; à 17 H Côte d’Ivoire 2 – 2 Cameroun

Dimanche à 15 H Mali 2 – 1 Gabon ; à 17 H République centrafricaine 0 – 2 Bénin

Voici quelques images. Toutefois, je n’ai pu prendre un but en direct pour vous.

Equipe du Mali
Equipe du Gabon
Equipe du Bénin
Equipe centrafricainePoignée de supporters
Equipe du Cameroun à la pause
Equipe de RCI à la pause
Action Cameroun - RCI
Action: un attaquant béninois dépossédé du cuir
Mi-temps Mali – Gabon

Chaque fois que les étudiants d’un pays donné jouent, le stade est pris d’assaut par les ressortissants. C’est une occasion de retrouvailles et d’immense joie. Habillés aux couleurs nationales ou non les supporters animent le stade. Rien n’est laissé au hasard et les petits plats sont mis dans les grands comme si c’était la CAN classique.  L’engouement dépasse le cadre de l’UCAD. En effet, la compétition est très connue au Gabon au point que ça motivent certains jeunes à entreprendre des études au Sénégal rien pour la tournant inter-nations de l’Université.

Enfin, rappelons que c’est le Sénégal qui a gagné le titre de la saison dernière. Bien malin sera celui qui devinera le vainqueur de cette édition tellement les matchs son âprement disputés. Est-il envisageable un pareil exercice en Basketball, en Tennis, etc. Plus qu’un jeu, le foot est une langue que parlent tous les peuples du monde. Sa montée en puissance me fait dire qu’un jour tout se réglera par le foot, y compris les antagonismes les plus accentués, au grand bonheur de l’humanité bien sûr.

Lire la suite
Article : Le bois sacré, le temple des étudiants
Non classé
3
26 janvier 2011

Le bois sacré, le temple des étudiants

 

A quelques encablures du CESTI et au centre de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar se trouve une petite forêt communément appelée bois sacré. Est-il vraiment sacré? Nous en parlerons plus tard. Retenons que c’est le lieu par excéllence de révision pour des dizaines d’étudiants par jour.

Les étudiants y trouvent leur compte 

En va-et-vient ou assis au pied des arbres, de nombreux étudiants apprennent dans le bois sacré du matin à la tombée de la nuit. Tous les étudiants que j’ai rencontrés décrivent l’endroit comme étant une place idéale pour lire, apprendre, bachoter et même réfléchir sur des sujets de la vie quotidienne. « Quand je suis ici, j’apprends rééllement, sans bruit. Le calme est total »nous confie M. Thiam, étudiant en droit. « La nature en soi est une inspiration pour moi. Je me sens à l’aise. J’étudie bien tout en contemplant la nature » se félicite Saliou Diop, étudiant en médecine. Il est accroupi au pied d’un arbre.

Pourtant, il y a de quoi à avoir peur.

L’états des lieux

Buissons, arbustes et grands arbres sont les constituants végétaux. En sus, on y trouve des oiseaux, des animaux rongeurs, et même des serpents selon certaines personnes. C’est également le périmètre d’un malade mental. De quoi effrayer non?

Cépendant, rien de tout cela n’empêche les étudiants de hanter le bois sacré. « je n’ai peur de rien. Je ne crois pas qu’il puisse avoir des dangers là. Le fou est un habitué du leiu, nous aussi. Il n’y a pas de problème, la cohabitation est parfaite. »

Justification de l’appelation

Selon toute vraisemblance, l’appelation fairait référence à la Casamance dans le sud du Sénégal. Dans cette région naturelle et fortement forestière les cérémonies cultuelles : rites de passage et d’initiation, circonsitions et même excision se tenaient et se tiennent encore dans les bois sacrés. Là, la protection des esprits et des anciens sont invoqués aucours de ces activités. Les croyances anciennes, elles sont enore présentes.

Qu’en est-il chez vous. Vous sentez-vous en confort dans certains endroits plus que d’autres quand il s’agit de lire ou apprendre? Si oui, lequels? Quelles sont les conditions dans lesquelles vous apprenez? Moi, seul le vacarme m’empêche de me concentrer: j’apprends dans le bois sacré, dans les amphis, au bord de la mer…

Enfin, notre bois n’est peut être pas sacré, mais au régard de l’affluence quotidienne des étudiants il faut une autre explication.

Lire la suite
25. janv.
2011
Non classé
0

Le Magal de Touba

[youtube 5-mbxs1w_P8]

La 116 édition du Magal, commémorant le départ à l’exil du fondateur du mouridisme Cheikh Amadou Bamba Mbacké s’est tenue le dimanche 23 Janvier 2011. L’évènement s’est tenu à Touba la ville de de Cheikh Amadou Bamaba Mbacké. D’année en année, ce rendez-vous de la conférerie mouride prend des dimensions énormes. En effet, des milliers detalibés (adeptes de la confrérie) viennnent des quatres coins du monde pour le Magal. Voici, de façon non exhaustive, sur cette vidéo, le troupeau qui a été immolée pour l’occasion. Les bovins, ovins et volailles non compris.

Lire la suite
Article : Comment comprendre les chiffres arabes?
Non classé
5
24 janvier 2011

Comment comprendre les chiffres arabes?

Aujourd’hui, je fais économie des sujets sur mon train-train quotidien à l’université pour parler de chiffre, non pas parce que je suis matheux, mais parce qu’il m’arrive de vouloir mesurer combien sont profondes certaines choses, d’en explorer l’origine, puis que rien ne vient ex nihilo.

Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi 1 est ‘’un’’, 2 est ‘’deux, 3 est ‘’trois’’ … ?

Moi, je me le suis demandé alors que j’avais consacré un après-midi de vendredi aux réflexions. Sur  quoi pouvais-je réfléchir ? Sur tout et rien, pour vu que je m’intéresse à l’essence d’un phénomène donné. Je me suis alors intéressé à l’origine des chiffres que nous utilisons tous les jours ; tout comme  un philosophe chercherait à savoir antériorité de la matière et de l’idée.

Je vais tous droit en besogne.

Algorithmes et angles

Ces symboles qui font partie de notre quotidien sont faits d’algorithmes (1, 2, 3, 4, etc), appelé algorithme arabes pour les distinguer des algorithmes romains (I, II, III, IV, etc).

Quelle est la logique qui existe dans les algorithmes ?

Facile, très facile… !

CE SONT LES ANGLES.

 Examinez sur l’image ci-dessus les formes primitives des chiffres et vous allez comprendre !

Exemple : on a 1 parce que il n’y a qu’un seul angle qui est noté par un petit cercle, 2 parce qu’il a 2 de cercle, 3, …… Quant à 0, il est circulaire, n’a donc pas d’angle.

Ah ! vous aurez tout compris sur les images: les cercles et les points marquant les angles.

Lire la suite
« »
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
De Bamako à Dakar, regard sur l'actualité

Auteur·e

L'auteur: Diawara

Populaires

Article : Le basin : le secret de la sape
Le basin : le secret de la sape
14 février 2011
Article : La photo à l’ère du numérique: cas de l’UCAD
La photo à l’ère du numérique: cas de l’UCAD
20 janvier 2011
Article : Une mutuelle de Santé pour les maliens résidant au Sénégal
Une mutuelle de Santé pour les maliens résidant au Sénégal
19 novembre 2010
Article : Abdou Amadou Cissokho, mondoblogueur
Abdou Amadou Cissokho, mondoblogueur
6 avril 2011
Article : Comment comprendre les chiffres arabes?
Comment comprendre les chiffres arabes?
24 janvier 2011
Article : Tandem de files indiennes pour se restaurer à l’université
Tandem de files indiennes pour se restaurer à l’université
10 janvier 2011
Article : La vie au campus, un satisfecit tout de même
La vie au campus, un satisfecit tout de même
17 janvier 2011
Article : Le bois sacré, le temple des étudiants
Le bois sacré, le temple des étudiants
26 janvier 2011
Article : Coupe d’Afrique made in UCAD
Coupe d’Afrique made in UCAD
31 janvier 2011
Article : LA CHARTE DE KOUROUKAN FOUGA
LA CHARTE DE KOUROUKAN FOUGA
16 mai 2011
Sur les traces de l'empire du Mali © 2026
-
BLOG DU RÉSEAU MONDOBLOG
Mentions légales Centre de préférences
202