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Sur les traces de l'empire du Mali
Article : Le parc national de Djoudj, nichoir des oiseaux.
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30 mars 2011

Le parc national de Djoudj, nichoir des oiseaux.

Des essaims d'oiseaux au parc de Djoudj

Nous sommes à Djoudj, le parc national des oiseaux à 60 km de Saint-Louis au Sénégal. Avec plus de 360 espèces, il est la troisième plus grande réserve ornithologique au monde. L’honneur et le privilège me sont donc faits en cette matinée ensoleillée. Des oiseaux, il en à regarder à perte de vue. A sa création en 1971, certains villages ont du être délocalisés pour constituer un site de de 12 000 hectares. Nous avons pris le départ du débarcadère pour aller à la découverte de cet espace aux indénombrables espèces animales et végétales.  Les explications du guide touristique à bord se mêlent au nos regards admirateurs et l’émotion qui a fini de gagner les cœurs.  Je voudrais partager ces découvertes avec les lecteurs. Il s’agit des images que j’ai faites et quelques commentaires sans vouloir dresser de façon complète les caractéristiques du milieu.

Dès 1976, le parc a été élargi  à 16 hectares, constitués d’îles et d’eau douce. La majorité des oiseaux qu’on y retrouve sont des oiseaux migrateurs venus d’Europe à la recherche de meilleures conditions climatiques, surtout en hiver où ils peuvent bénéficier de l’ensoleillement. Ce périple est pénible pour les eux. C’est ainsi que le site en mis hors menace de grippe aviaire car les oiseaux pourtant le virus ne pouvant pas achever le parcours, nous confie le guide. Le pélican blanc est l’espèce dominante. Un peu partout ils font des attroupements. Ils encerclent  les poissons avant de les happer avec leur bec très solide. Leur particularité est qu’ils forment un V en volant et amerrissent de façons spectaculaires. Ici tout baigne dans une atmosphère ambiante. Les chants des oiseaux déchirent.

J’ai pu voir, ou du moins les guide a pu nous montré, une dizaine d’espèce d’oiseau. Il s’agit entre autres du pélican blanc, le héron blanc, le héron cendré, le cormoran, l’aigle pêcheur, le jacana d’Afrique, l’ibis tantale, la bergeronnette etc. En plus des oiseaux, on y rencontre de nombreuses espèces animales comme le phacochère, le crocodile, le varan aquatique et d’autres espèces de ces genres.

Les photos ci-dessous vont, je l’espère, éclairer le présent billet que je veux illustratif de la beauté de la nature et de la biodiversité. Si on est d’accord que la biodiversité est une question centrale de notre temps et que de plus en plus de voix s’élèvent pour alerter sur la menace d’extinction qui plane sur certaines espèces ; alors il est temps de travailler à leur préservation.

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Article :  »Fou malade’’, un rappeur particulier
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21 mars 2011

 »Fou malade’’, un rappeur particulier

Je ne l’ai réellement connu qu’hier, lors d’une interview sur Walf Fadjri (une télévision privée sénégalaise). De son vrai nom Malal Almamy Talla, ‘’Fou malade’’ appartient au fameux crew Bat haillons Blin-D créé en 1998 à Guediawaye . Il n’a pourtant pas l’équilibre mental douteux, en tout cas vu l’entrevue. Agitant comme pour crever l’écran et prenant de vitesse l’animateur qui l’interroge, ‘’Fou’’ a lever le voile sur ses qualités de rappeur engagé, voué à la cause des sans voix et foncièrement opposé à l’injustice sociale. D’où tirerait-il un tel sobriquet qui est en déphasage total avec sa moralité ? Ce grand rappeur à la petite taille.

sow poulo lbox

FOU MALADE | Myspace Music Videos

Habitant un quartier de la banlieue de Dakar, le rappeur ne prend aucune distance avec les personnes qu’il voit tous les jours. En témoigne la pile d’enfants venus saturé le décor de la caméra lors de l’enregistrement de l’émission. Son entourage qui à lui témoigné dit de lui qu’il est humain et très sociable. Près d’une heure d’entretien, Fou mélange le simple style de dialogue au style des lyrics rap. Aussi oublie-t-il souvent de basculer dans la langue de Molière alors que l’émission en en Wolof. ‘’Ci Wolof’’, le rappelle à l’ordre la jeune dame micro en main. Au compte de son succès musical, il faut mentionner il y a quelques années son tube qui fait plein feu et qu’il a joué avec Viviane Ndour, la célèbre chanteuse. ‘’Taxi malade mental’’, le titre, a eu un succès énorme. Selon lui le rap sans la contestation devient le giottisme. C’est dans cette logique qu’il attend de sa musique qu’elle serve à plaire et émouvoir mais également à éduquer, dénoncer,réinsérer et soigner.

Du haut de ses 37 ans, il fait partie de la crème du rap sénégalais que certains classent en bonne place à l’échelle mondiale. A chaque fois qu’il lui demandé de témoigner de ses relations avec ses pairs, il à d’abord dit ‘’ c’est mon grand’’ avant d’ajouté des commentaires affables.

Ce qui me semble surtout marquant chez lui, c’est la disposition à parler pour ceux ne le peuvent pas. ‘’Nous devons parler pour les prisonniers’’. Et d’ailleurs, selon certaines personnes, il organise de concerts dans les prisons, pour les divertir et les amener oublier les stress de la détention. N’est-ce pas un geste charitable ? Enfin il aurait décliné une offre d’un montant de 25 millions pour composer une chanson en l’honneur du président Abdoulaye Wade. Les membres de sa famille se désoleraient de ce geste et lui auraient proposé de s’accepter la manne financière pour achever une maison en chantier et se payer une voiture. Le rappeur n’entend pas les choses de cette oreille. Il préfère la pauvreté dans la l’engagement musical à la richesse auprès des plus favorisés.

S’agissant de son pseudo, il l’aurait épousé car logeant et traitant bien les fous, j’aillais dire les malades mentaux.

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Article : samedi, la journée de toutes les manifestations à Dakar
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18 mars 2011

samedi, la journée de toutes les manifestations à Dakar

Image d'archive

Dans 24 heures la capital sénégalaise pourrait connaître un nombre important de manifestions qui se consisterons  en des marches notamment. L’atmosphère est tendue à la veille d’un samedi 19 Mars 2011 choisi pour réclamer de meilleures conditions de vie ou pour fêter tout simplement l’avènement de la première alternance politique du pays de la Téranga qui a porté Abdoulaye Wade au pouvoir à cette date il y a 11 ans. Marche de protestation ou de commémoration, tout dépend de l’angle sous lequel on se met. Selon certains observateurs 3 à 4 marches sont prévues. Même si elles ont des motifs et de acteurs différents tous entendent faire date et constituer un tournant décisif dans leur domaine. Hier, le ministre de l’intérieur Ousmane Ngom a affirmé que toutes les marches prévues seront autorisées. Mais seulement les responsabilités des dommages causés imputeront aux organisateurs, selon la constitution.

D’abord, le parti démocratique sénégalais (PDS) du président Abdoulaye Wade envisage de fêter ces 11 ans de pouvoir. Si le programme complet des activités de cette commémoration sont peu connu, on retiendra que la tenue de la marche qui doit quitter le rond-point sis à la poste de la médina pour se terminer au palais présidentiel est un secret de polichinelle. C’est ainsi que appel à été lancé à tous, à travers les medias (surtout d’Etat) pour une mobilisation totale à 15 heures pour le départ de la randonnée.

Autre marche annoncée, c’est celle du groupe ‘’y en a mare’’ composé essentiellement de rappeurs. Ces derniers, comme le nom laisse voir, projettent d’exprimer leur ras-le-bol dans une société affecté par mauvaise conjoncture économique. Selon les annonces faites, ils comptent dénoncer aussi la cherté de denrées de premières nécessité et la crise énergétique que traverse le Sénégal, pour ne citer que ces points.

La plus grande coalition de l’opposition ne veut pas rester en marge de ce concert de manifestations populaires. Benno (son nom) marchera pour les mêmes objectifs que les marcheurs précédemment cités. Sauf que cette fois, ils auront un champ plus large qui leur permettra d’inclure dans leur combat  la gouvernance, la corruption, la gabegie etc.

La dernière marche en perspective et non la moindre est celle du PDG du groupe ‘’Wal Fadjri’’, grand groupe de presse avec une télévision, des radios et des journaux. La donne est particulière pour ce ca. L’Etat a sommé ce groupe de payer des redevances des plus de 240 million d’ici le 21 Mars, lundi donc. Cette somme est la facture des neuf fréquences télévision accordées au groupe. Le groupe n’est pas prêt à s’exécuter, car n’ayant pas utilisé lesdites fréquences, selon certaines sources. De là va naitre le bras de fer qui sera surtout marqué par une guerre des mots, mieux encore une guerre médiatique. Le groupe se justifiant sur sa chaîne, l’Etat donnant sa version des faits sur les medias publiques. A voir le spot qui appelle à la marche sur sa chaîne, le groupe entend mobiliser beaucoup de monde et surtout  ses auditeurs, lecteurs et téléspectateurs qui ne sont pas minoritaires.

 

 

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Article : Les étudiants pleurent leur sort et appellent à la fin de la grève
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14 mars 2011

Les étudiants pleurent leur sort et appellent à la fin de la grève

Voilà près d’un mois que les professeurs de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar sont grève. Cet état de choses inquiète plus d’un. Si certains étudiants trouvaient aux débuts du débrayage un entracte pour réviser leurs cours ou même se reposer, aujourd’hui l’inquiétude est la chose la mieux partager dans le campus. A l’origine de la grève, la non satisfaction des revendications du SAES (Syndicat autonome des enseignant du supérieur). Selon nos sources, une marche pacifique est organisée ce matin à l’initiative du Collectif de la Faculté des Lettres et sciences humaines (étudiants) pour appeler à la fin de cette grève. Nous avons recueilli l’avis de quelques étudiants sur la question ; tous aspirent à une solution immédiate au bras de fer qui oppose le syndicat de professeurs et l’Etat.

Trouvé sur une baquette avec quelques amis entrain de causer, ousmane Ndoye, étudiant en économie, se dit surpris par la durée de la grève’’ au début, je croyais que c’était pour quelques jours et qu’il allait y avoir un terrain d’entente entre les deux camps. Mais je suis étonné de voir que l’on en reste là à près d’un mois’’. Un peu plus loin, Khady Seck est installée un cahier en main. Cette juriste en herbe se dit préoccupée par doute qui planerait sur la validité de l’année académique si solution n’est pas trouvée dans quelques semaines ou quelques jours. ‘’ Avec l’introduction du système LMD, il y a un quantum horaire à respecter. Au moment où les cours se sont arrêtés, on en était loin. Donc le pire est à craindre.’’ Notre troisième intervenant est assis seul dans une grande salle de cours. Les mains soutenant le menton, le regard flou, pourtant il a une pile de documents sous ses yeux. En l’approchant, l’idée que nous nous sommes me suis faite, c’est qui essaie d’apprendre sans succès. C’était juste pensé puis que Amadou Diop, étudiant en droit confirme la sagesse qui dit qu’à l’impossible nul n’est tenu. ‘’ Je suis là depuis une heure. J’ai apporté beaucoup de documents pour pouvoir travailler et combler le grand vide laissé par la grève. Mais je n’y arrive. Quand je regarde autour de moi, je ne vois personne, l’ambiance n’y est plus. Je suis totalement démotivé .’’

Comme effet immédiat de cette grève non-stop, beaucoup d’étudiants sont rentrés chez eux. Ce qui fait que l’affluence n’est plus de mise dans les endroits jadis remplis en permanence. Et notre bois sacré ? Même s’il a été nettoyé de ses buissons, il reste toujours le temple des étudiants. On peu y voir de loin les rares étudiants qui ont le cœur à l’ouvrage après plusieurs semaine de cessation des activités pédagogiques.

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Article : Le 8 Mars : hommage aux femmes
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7 mars 2011

Le 8 Mars : hommage aux femmes

Aux femmes d’ici et d’ailleurs, mes hommages! La date du huit Mars, journée internationale de la Femme, est toute symbolique. Elle immortalise la bravoure des femmes ouvrières du textile de New York en 1857. Ce jour de 8 Mars, elles manifestaient pour de meilleures conditions de travail lorsque leur espoir a fondu comme beurre de karité sous le soleil. Et pire la manifestation avait été réprimée dans le sang. Les femmes n’ont jamais manqué d’imagination, de bravoure et de détermination. Mais seulement elles sont souvent stoppées net dans leur élan. Je vous fais découvrir des femmes qui, 37 ans presque jour pour jour avant l’événement des femmes du textile américain, se sont illustrées sur le champ de bataille.

Les femmes du royaume du Waalo

Le Waalo est un ancien royaume dans le nord du Sénégal (actuelle région de Saint-Louis). Le 7 Mars 1820 des femmes ont consenti le sacrifice ultime pour leur patrie, au nom de l’honneur, de la dignité et de la liberté. Ce jour, les principaux dignitaires du royaume du Waalo étaient à Saint-Louis en compagnie du ‘’Brack’’, le roi qui s’y était rendu pour soigner les blessures subies lors d’une bataille antérieure.

L’ennemi, composé de guerriers maures et toucouleurs des Etats voisins du Fouta et du Trarzza, profita de leur absence pour attaquer Nder, la capitale du Waalo. Les femmes déguisées en hommes opposèrent une forte résistance obligeant les assaillants à se replier. Mais elles crièrent victoire trop tôt et dévoilèrent leur féminité en ôtant leur turban. Dans un sursaut d’orgueil mâle, les assaillants revinrent à l’attaque et eurent raison des guerrières. Fatim Khouriaye Mbodj qui avait organisé la résistance s’immola par le feu avec plusieurs de ses compagnes préférant ainsi la mort au déshonneur. N’est-ce pas un exemple  des femmes héroïnes ?

Depuis hier jusqu’à aujourd’hui, les femmes jouent un rôle éminemment important auprès des hommes. Et ce à tout les niveaux de l’échelle sociale. Beaucoup de dirigeants n’ont-ils pas comme premier conseillé leur femme ? Ce que femme veut, Dieu le veut.

 

 

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Article : L’auteur de l’attentat de Bamako a pris la poudre d’escampette
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1 mars 2011

L’auteur de l’attentat de Bamako a pris la poudre d’escampette

Bachir Simoun arrêté après l'attentat en janvier

 L’annonce de la nouvelle a troublé mon sommeil. L’homme qui à commis le premier acte terroriste de toute l’histoire de la capital malienne n’est plus en prison. En effet, il s’est évadé de sa cellule de détention ce lundi dans la ville des 3 caïmans. Bachir Simoun ou le tunisien avait commis son acte criminel contre l’ambassade de la France dans un quartier chic de Bamako en janvier dernier. Plus de peur que de mal puis qu’il avait fait seulement deux blessés parmi les passants. Et il avait fait exploser deux bonbonnes de gaz sur les murs de la représentation diplomatique de l’hexagone. Comment a-t-on pu laisser échapper un criminel dont le cas pouvait faire jurisprudence?

Laxisme ou complot

Le sujet est sur toutes les lèvres et les responsables de la fuite du terroriste seront découverts et punis à la hauteur de leur forfaiture. Comment peut-on baisser la garde jusqu’à ce qu’un terroriste prenne la poudre d’escampette ?  Cela témoigne peut-être du manque vigilance de nos forces de sécurités dont la tâche principale est la sécurisation des biens et des personnes. D’ailleurs, l’ignorent-ils ? Certainement non. Le jeune tunisien ne peut-il pas préparer une autre attaque plus grave ? C’est envisageable car le terroriste est par essence prêt à mourir à tout moment. La seule inconnue chez lui, c’est ‘’ j’arriverais à tuer combien de personnes avant de quitté ce bas monde’’.

Par ailleurs, et même si je ne souscris pas à cette thèse directement, l’hypothèse d’un complot n’est pas à écarter. Ça ne l’est pas surtout quand on sait que la corruption à trouvé une place confortable dans les rangs de forces de sécurité qui ne vont par quatre chemins quand-il s’agit de pot de vin. En tout cas les sanctions contres les fautifs doivent être lourdes, car ils auront mis en danger la sécurité de toute une nation.

Pour rappel 

Le tunisien a rejoint AQMI (Al Qaeda au Maghreb Islamique) en 2005. Il a eu des disputes avec ces camarades au camp d’entrainement et leur a promis, tout en les quittant,  de faire un grand acte terroriste sans eux. Il est ensuite venu au Sénégal pour un moment. D’ailleurs il y vendait des téléphones portables venus d’Asie. Il décida de partir à Bamako pour honorer son engagement. Quand il était arrêté après l’attentat, en janvier, et qu’il avait raconté ainsi son parcours, l’on avait cru que sa grande attaque terroriste était devenue pour lui un grand échec. Peut-être a-t-il a possibilité de réalisé sont rêve. En tout cas il est en cavale.

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27. févr.
2011
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L’épineuse question de la Casamance

La Rupture diplomatique entre Dakar et Téhéran est la conséquence des derniers développements de la crise casamançaise veille de plusieurs décennies. L’Iran est accusé d’avoir fourni aux rebelles du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC) des armes et munitions ayant permis aux indépendantistes de faire des victimes dans les rangs de forces gouvernementales sénégalaises : 19 morts ces deux derniers mois. La Casamance est une région du sud du Sénégal et frontalière avec la Gambie et la Guinée-Bissau. Comment en est-on arrivé finalement au gel diplomatique alors que la visite du ministre iranien des affaires étrangères, après les symptômes, avait calmé les tensions ?

Le film des événements

Cette rébellion remonte au début des années 80. On la croyait résolu quand les deux parties ont signé des accords en 2005. Les derniers tournants du conflit confirment tout le contraire. Tout part du 31 Octobre dernier quand une cargaison d’armes en provenance d’Iran, à destination de la Gambie et dont le point de chute final était la Casamance, ont été saisies sur un bateau au port de Lagos, au Nigeria. Ce pays et l’ONU ont mené des enquêtes qui ont établi que les  13 containers saisis étaient chargés des munitions, d’obus et de roquettes, provenaient bien de Téhéran. La destination finale était Kanilaye, le village natal du président gambien Yaya Jammeh. Et de là, la cargaison devait atteindre la Casamance. Le Sénégal, suite à l’immobilisation de cette cargaison avait rappelé son ambassadeur à Téhéran pour consultation le 14 Décembre. Les angles semblaient arrondis quand le ministre iranien des affaires étrangères par intérim a effectué une visite à Dakar le 18 Janvier. Mais non, arriva ce qui devrait arrivé.

Ce qui a motivé la rupture diplomatique

Il y a quelques jours 3 militaires sénégalais ont été tué en Casamance. Suite à la tuerie de ce trio qui venait allonger la liste des soldats tués lors des différents assauts organisés contre les maquisards ces derniers temps, l’Etat-major général des forces armées a sorti un rapport. Il établissait de manière formelle que les armes sophistiquées utilisées depuis quelques mois dans le sud du pays par les rebelles provenaient d’Iran. « Nous avons la preuve que c’est l’Iran qui fourni ces armes. Et par conséquent le Sénégal à décidé de rompre ses relations avec l’Iran » a déclaré, Moustapha Guirassy, ministre de la communication.

 

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Article : La tentation de la loterie
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21 février 2011

La tentation de la loterie

Les jeux de hasard attirent plus d’un à Dakar. La loterie nationale sénégalaise (LONASE) propose aux milliers de passionnés de ces jeux de parier sur des courses de chevaux qui se font à l’hexagone. PMUC au Cameroun ou PMU M au Mali, Ces courses de chevaux font des parieus aux fortunes diverses. Plusieurs jours par semaine les parieurs se ruent vers les points de vente de tickets de la LONASE. Les parieurs ont un seul objectif affiché : gagner le jackpot. Ces ambitions se justifient d’autant plus que la crise économique est omniprésente dans la société. Seulement voilà que des personnes misent de façon irréversible des sommes qui soulageraient un temps soit peu leurs peine économique. Cependant, nul doute que le hasard fait des choses et des heureux. Il n’a pas que ce jeu seulement d’autres formes comme les casinos existent.

Technique de jeu ou pur hasard.

J’ai demandé à un client de la course de chevaux de la LONASE ce qui fait réellement gagner. Alors que certains pensent que c’est le fait du hasard, lui, il ne souscrit pas à cette thèse. Selon lui, la connaissance des chevaux, de leur palmarès, des jockeys, du terrain hippique est essentielle.  ‘’Souvent il faut calculer le cote des chevaux et faire d’autres calculs numérologiques concernant les coordonnées de la course’’ tout cela, dis-je, semble compliqué à celui qui a requiert l’anonymat. Personnellement, je connais   vendeur de fruits qui a tout simplement eu de la chance. Un beau matin, il se lève et mise 600 F et gagne plus de 2 millions.

La chaîne des parieurs

Pour les avoir observés, j’ai constaté qu’il existe une chaîne de solidarité entre les parieurs, pour les plus fidèles en tout cas. Assis en petits groupes devant les kiosques de la LONASE, les uns recommandent des numéros aux autres. Après confrontation des analyses de données concernant la course, certains n’hésitent pas à se cotiser pour miser gros dans l’objectif de maximiser leur chance. Ces mises peuvent se porter sur 7 à 10 chevaux. Aussi, forment-ils un groupe de collaborateurs et d’entraide sociale. La mise faite, on se remet à sa chance et attend les résultats

Quand les resultats tombent

Avec la technologie tout est possible. Certains parieurs suivent la course en direct de France. D’autres attentent après le journal télévisé, sur la télévision nationale. Une projection de 3 minutes permet d’édifier. Cet affichage sous fond sonore instrumental est exclusif : l’ordre d’arrivée de chevaux, les couplés mais surtout le rapport des heureux gagnants. C’est en ce moment que les heureux sourissent et que les perdants grincent les dents.

Un passe-temps

Au vu de la conjoncture socioéconomique, les adeptes du cheval trouvent en cette activité le moyen pour se soulager de leurs soucis. ‘’Ce qui est important, on a de l’espoir au moins le temps que les chevaux prennent le départ. Maintenant, il faut savoir raison garder quand on perd. Donc, veiller à ne pas miser au dessus de ses moyens. Car on y perd plus on y gagne’’ m’a confié mon parieur. Hormis cela, des rappeurs maliens avaient soutenu que grâce au PMU Mali beaucoup de quinquagénaires et même plus ont appris à lire, à calculer et écrire les chiffres. Par extension, ils sont alphabétisés. Cela suffit-il pour miser sans retour de l’argent qui comblerait bien des brèches sociales ?

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Article : Les dessous de la lutte traditionnelle sénégalaise
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17 février 2011

Les dessous de la lutte traditionnelle sénégalaise

La lutte traditionnelle est le sport le plus populaire au Sénégal, devant le fooball, tenez-vous bien. Fort de cet état de choses, elle est un véritable lobby qui a ses fans, ses promoteurs mais surtout ses acteurs. Justement ces monstres humains qui donnent du baume au cœur à leur supporter tous les week-ends. La force physique, cependant, n’est pas le seul aspect qui rentre en ligne de compte. « Harfafoufa ou debade en Wolof », le maraboutage ou les préparations mystiques sont les choses les mieux partagées chez les lutteurs. Entre gris-gris, incantations, talismans, bains rituels et autre dégustations de décoctions ; rien n’est laissé au hasard. Pas que la lutte seulement, la croyance aux forces mystiques est omniprésente en Afrique noire. Coup de projecteur sur un sport qui doit beaucoup à la force de génies.

L’argent le nerf de la guerre

Le lobby généré par la lutte est immense. Les sponsors se mobilisent auprès de promoteurs pour proposer aux lutteurs des cachets qui peuvent s’élever jusqu’à 50 000 000 de FCFA. Tout dépend de la classe des acteurs. A noter que certains combats que ne durent que quelques minutes voire une poignée de secondes. Les télévisions ne sont pas en reste. Elles se ruent vers les promoteurs pour s’octroyer des contrats de droit de retransmission de la lutte. Tous y trouvent leur compte. Au sénégal,l’émission télévisée la plus populaire, selon une enquête, serait ‘’bantamba’’ cent pour cent consacrée à la lutte. 

Formes et modes d’usage

En lutte, les moyens mystiques sont diverses. Chaque lutteur se fie aux prescriptions de son marabout. Mais «c’est un fer qui peut- en cacher un autre » dit une sagesse bambara. Si c’est dans l’arène que les acteurs explicitent les gris-gris, un travail de consultation et de sacrifice est fait en amont  des mois avant le jour J.

Tous les week-ends ont lieu des séries de combats. Les lutteurs débarquent des heures avant leur programmation. C’est ce moment qu’il ne faut pas rater. Pendant que les supporters festoient impatients de voir, chacun en ce qui le concerne, son lutteur en action et que les médiats accourent pour immortaliser l’événement ; les lutteurs sont dans un autre monde. Celui des invisibles, si bien on remarque que rien de l’ambiance du stade n’attire leur attention. Les lutteurs exécutent des « bakks » ou danse rythmique pour mettre l’ambiance.

En short extrêmement court et le torse nu, les lutteurs exécutent les dernières recommandations des marabouts. Tantôt, c’est des poudres qu’ils projettent en courant tous azimuts, tantôt  ils se font arroser de liquides par des proches ou par des préparateurs mystiques. Des kilos de gris-gris ont fini de faire le tour des hanches, des biceps, des poitrines et des têtes.  Ils tracent des signes dans le sable, croquent des cure-dents et regarde fixement dans une direction puis dans l’autre tout en récitant des formules incantatoires. Cette description est non exhaustive, d’autant plus qu’aux coups d’envoi des combats, les deux adversaires explosent des œufs dans le sable.

Que peuvent représenter les dimensions mystiques dans la lutte ?

C’est n’est pas le plus fort qui gagne toujours. Ce n’est pas non plus les nanti de moyens mystiques qui dicte toujours sa loi – encore faudrait-il que cet état de choses soit mesurable? Pour ce qui me concerne. Oui, je crois que le maraboutage est efficace. Et d’ailleurs le football n’est pas une exception. Même pour gagner des visas, avoir de l’emploi, un meilleur grade, une bonnes femme ou vice versa on a recours aux forces invisibles.  Bien malin sera celui qui déterminera le rôle en pourcentage de la préparation mystique parmi les autres facteurs tels que la force physique, la sérénité, la compétitivité ect.

 

 

 

 

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Auteur·e

L'auteur: Diawara

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