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Sur les traces de l'empire du Mali
Article : Alassane Dramane Ouattara à Dakar aujourd’hui
politique
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12 mai 2011

Alassane Dramane Ouattara à Dakar aujourd’hui

Le président de la Côte d’ivoire, Alassane Dramane Ouattara, effectue sa première sortie officielle après la fin de la crise postélectorale.

 ADO, comme l’appelle les intimes, a choisit d’honorer le Sénégal pour ce voyage présidentiel, premier du genre. Déjà, ce déplacement fait l’objet des débats à Dakar.

 A Dakar, le cinquième président de la République de Côte d’ivoire devra avoir des discussions sur la coopération bilatéral et la coopération sous-régionale avec son homologue, Abdoulaye Wade.

Déjà, les autorités sénégalaises ont appelé à la mobilisation massive pour réserver un accueil à la dimension de l’homme. Aussi ont-elles salué la décision d’ADO d’avoir porter son choix sur le Sénégal.

La visite intervient moins d’une semaine après sa prestation de serment et près de 10 jours avant son investiture o prévue le 21 mai, et à laquelle sont attendue plus d’une vingtaine de chefs d’Etat et de gouvernement.

Elle pourrait faire suite à l’invitation qu’a lancée le ministre sénégalais des affaires étrangère, Madické Niang lors de sa visite à Abidjan aux premiers jours de la chute deGbagbo.

Ado avait effectué une visite à Dakar entre les deux tours au scrutin présidentielles. Ce qui avait suscité de vives réactions tant dans le camp de son adversaire Laurent Gbagbo qu’au sein de la classe politique sénégalaise.

Chemin faisant, Alassane Dramane Ouattara remportera le scrutin présidentiel ivoirien. Mais il sera contesté par son adversaire jusqu’à ce qu’il s’ensuit une crise, avec conséquence fâcheuses que l’on sait et l’arrestation du président Gbagbo et certains de ses proches.

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Article : Sommet du groupe de contact sur la Libye à Rome
politique
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5 mai 2011

Sommet du groupe de contact sur la Libye à Rome

Les rebelles Libyens pourraient bientôt bénéficier d’un fonds mis en place par la coalition, avec comme chefs de file les Etats-Unis et l’Italie. Au delà de la question financière, d’autres thématiques telles que la résolution politique de la crise seront abordées. C’est dire combien la réunion sera cruciale d’aujourd’hui.

« Il Sole 24 Ore », le quotidien italien qui a donné l’information, précise que cette initiative fait suite aux sollicitations de la rébellion qui a réclamé deux à trois milliards de dollars. La rébellion à exprimé ce besoin au moment ou les combats se poursuivent pour le contrôle de la ville stratégique de Misrata.

L’appui financier aux rebelles sera au centre de la réunion jeudi à Rome du groupe de contact sur la Libye.Le fonds sera alimenté par les avoirs du régime du guide Libyen Kadhafi qui ont été gelés suite aux décisions de l’ONU et de l’Union européenne.

D’ores et déjà, l’Italie à pris de l’avance en disposant d’un fonds de soutien à la rébellion libyenne. Dirigé par des Italiens, le fonctionnement du fonds est sous la supervision et le contrôle des Américains, selon les précisions de Il Sole 24 Ore.

Dans la capitale italienne, le groupe de contact examinera également les moyens de consolider le processus politique au tour du CNT.

Pour rappel, le guide libyen Mouammar Khadafi à émis le  souhait de dialoguer avec la coalition pour une issue pacifique de la crise. Il à tenu ce langage au lendemain de la frappe de l’OATAN qui a tué son fil.

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Article : Les journées d’intégration à l’UCAD
éducation
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2 mai 2011

Les journées d’intégration à l’UCAD

J’ai cru être au Mali. Rien que cette journée d’intégration au CESTI (Centre d’études des sciences et techniques de l’information), je suis resté si près si loin de mon pays. C’est à la faveur de la traditionnelle journée d’intégration que cette école a organisée.  Cette célébration revêt un cachet particulier : cette année l’institut de formation en journalisme fête ses quarante ans. L’ambiance était de mise et les étudiants des  8 pays représentés à l’école ont valablement exposé des aspects de leur culture. Le moins que je puisse dire, c’est que je me suis retrouvé comme à Bamako, mieux dans un village malien moyen vibrant au rythme du folklore traditionnel. Drapeau et hymne nationaux, chorégraphies et dégustations de plats traditionnels, rien n’était laissé au hasard.

Les leçons à tirer

L’idée est qu’après quelques mois d’intenses activités pédagogiques, il faut faire un break. Histoire de se distraire pour oublier un peu le stress des études avant de prendre la dernière ligne droite qui mène aux examens de fin d’année. Chaque communauté a fait appel à quelques uns de ses compatriotes pour venir partager avec elle ces moments de souvenir. C’était également des retrouvailles entre anciens et  nouveaux de l’école.

Les uns ont pu nouer des contacts, les autres ont eu droit à des témoignages des anciens qui se sont traduits en conseils pratiques et anecdotes sur leurs vécus dans l’exercice du métier de journaliste. Mieux le passage des nationalités (hymne nationale, brève présentation, chants, danses et chorégraphies…) a mis le baume au cœur des amis et sympathisants venus nombreux participer à la fête. C’est une véritable leçon d’intégration.

 Une tradition bien ancrée

Il n’y a pas qu’au CESTI que les journées d’intégration s’organisent. Dans toutes les facultés, les écoles et les  instituts, c’est pareil. Une deuxième forme existe entre les ressortissants d’une même région, village ou localité. Pour ce dernier cas, les festivités se tiennent dans les  salles des différents restaurants universitaires. Les mêmes fastes produisent les mêmes effets. D’ailleurs, comme par effet de contamination, le campus était en ébullition tout le week-end. Si ce n’est pas des conférences qui s’ouvrent dans une salle, c’est des orchestres qui jouent des instruments traditionnels  en plein air. Dans la foulée, il ne se passe pas de week-end sans qu’une journée d’intégration ne se tienne à l’université.

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Article : Les ordures dans le quotidien des dakarois
société
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25 avril 2011

Les ordures dans le quotidien des dakarois

Ce tas d’immondices jonche à quelques encablures du canal à ciel ouvert, entre les quartiers de Fass et du Point E. C’est une avenue à 2 voies séparées par le canal 4 est l’une de plus fréquentée de la capitale sénégalaise. De telles insalubrités remettent en causes le souci que les  citoyens se font de leur environnement. L’adage ‘’un corps un esprit saint dans un corps saint’’ est connu de tous, mais très peu de gens le vivent. La question environnementale est une problématique centrale dont dépend l’avenir des futures générations. Comment solution, nous devons protéger notre environnement immédiat : penser global tout en agissant local.

Depuis le début de l’année, je prends des cours d’environnement. Ce module me condamne de ne tolérer aucun acte qui puisse compromettre notre cadre de vie. Justement ces ordures m’ont donné des grincements de dents, à première vue. Et une question m’est venue à la tête. Qui sont ceux qui déposent des ordures là?

Je crois que c’est tout le monde et personne à la fois. Tout le monde parce qu’elles sont de tout genres et  de partout. Personne parce qu’on n’appréhende jamais les auteurs. Même s’ils le sont, ils restent dans l’impunité. A ce que je sache, ce sont les autorités municipales qui doivent se charger du ramassage des ordures.

Tout le monde pense que c’est l’autre qui jette ces résidus. Cette tierce personne n’est jamais connue. S’il l’on prend la voie publique comme la cour de sa propre demeure, un minimum de regard sera accorder à la protection du domaine publique. Il n’est pas rare de voir les personnes de toutes couches socioprofessionnelles lancer à même les trottoirs les pots de café Touba, des mouchoirs sans chercher) les mettre dans les poubelles qui ne manquent pas.

Tout est question d’éducation et d’habitude. On ne doit pas faire aux  autres ce qu’on ne veut pas qu’ils nous fassent. Si chacun jette un gramme d’ordures par jour, imaginons combien de tonne cela va faire, vu la forte démographie de Dakar.

Cette forte concentration démographique est à l’origine des défis environnementaux qui se posent. Imaginons que Dakar représente 0,3% du territoire national, 25% de la population nationale et 75% de parc automobile du pays.

Si l’on y prend pas garde, nous seront redevables aux générations futures de notre gestion de ce patrimoine que nous ont légué nos ancêtres.  Le développement durable n’est envisageable que quand ont respect l’environnement. Mieux, la problématique des changements climatiques est très exigeante. Nos pays sous-développés n’ont pas les moyens de réussir le combat, mais tout de même nous avons des savoirs locaux qui permettent de prendre le taureau par les cornes.

L’insalubrité ne profite à personne. Chacun doit jouer son rôle pour protéger notre milieu de vie.

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Article : L’autre façon d’exiger le paiement des bourses à l’UCAD
éducation
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18 avril 2011

L’autre façon d’exiger le paiement des bourses à l’UCAD

Décidément, l’on ne manque pas de moyen de se faire entendre à l’université Chiekh Anta Diop de Dakar (UCAD). Surtout quand il s’agit de réclamer le paiement des bourses, seuls moyens pour joindre les deux bouts dans un campus dur comme fer. Hormis les agitations qui se soldent en des casses dans et hors l’université, l’autre moyen de crier son ras-le-bol est saisir les bus Dakar Dem Dik (DDD), une compagnie dont l’Etat est l’actionnaire. Comment ça marche, le lecteur peut-il se demander. Et bien comme en science fiction. De ça nous parlerons plu loin. Ce qu’il faut retenir, c’est que si la technique demeure, quelque part elle s’est avéré un outil efficace.

Voici près d’une semaine que la compagnie des 3 D fonctionne avec un bus en moins. Il a été victime du mouvement de colère des étudiants qui tirent à boulets rouges sur les responsables de l’intendance universitaire pour le retard dans le paiement des bourses.

Le car est stationné à côté d’une voie principale du campus. Comment si l’enlèvement ne suffit pas, les étudiants ont dégonflé les pneus. Et aussi sur les vitrines ont-ils collé des affiches. On peut lire entre autres slogans : payez les bourses, non à la bancarisation des bourses, l’histoire sera témoin, nos bourse mais pas le bu COUD (Centre des œuvres universitaire de Dakar) etc.

Conscient de la noblesse de leur lutte, les étudiants empêchent la reprise du bus sans la satisfaction de leur demande. C’est ce que je crois savoir sur cette autre affiche sur le pare-brise : touchez pas au bus. C’est dire que ces futurs décideurs savent réclamer aussi dans la diplomatie. En tout cas c’est savoir raison garder que d’appeler au respect de l’intégrité physique d’un objet enlever suite à un mouvement de colère. Surtout à la saisie où un essaim d’étudiants s’implique sans violence.

Comment s’opère la saisie

Un groupuscule d’étudiants se désigne pour aller détourner le bus sur l’avenue Cheikh Anta Diop. Ils attendent le véhicule à un arrêt avant de monter à bord comme des passagers ordinaires. Une fois dans le bus, ils ordonnent au chauffeur de virer dans le campus sou peine de voir le bus mis à sac manu militari. Toutes fois, ils prennent le temps d’expliquer au conducteur la cause de l’enlèvement. De facto, les passagers descendent sans coup férir. L’opération qui avait tout d’un assaut commando se déroule plutôt dans le calme. Aucun chauffeur n’ose rechigner à la demande des étudiants.

Le chauffeur conduit son engin sous bonne escorte jusqu’à l’endroit qui est une sorte de fourrière pour les étudiants. Il n’a que ses yeux pour assister à l’action. Pire, il n’ira pas avec la clé et les pneus sont tout de suite dégonflés. Le véhicule ne sera restitué que quand la situation sera décantée.

Malgré les consignes de ne pas toucher au véhicule, certains y affichent les slogans ci-dessus mentionné. D’autres ouvrent les portières pour s’y réfugier et y trouver une consolation en attendant.

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Article : La circulation à Dakar : de moins en moins de feux, de plus en plus de giratoires
société
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11 avril 2011

La circulation à Dakar : de moins en moins de feux, de plus en plus de giratoires

Depuis quelques temps, la capitale sénégalaise se vide des ses feux tricolores. Y en a t-il encore? Certainement très peu. En revanche, les giratoires gagnent du terrain. En témoigne l’une des dernières en date qui se dresse à l’entrée de l’université Chiekh Anta Diop et qui a eu raison du mur- sur plus de 100 m- du campus, littéralement démoli. En quoi les giratoires peuvent-elles être efficaces dans une ville au parc automobile très large?

Sur le carrefour et ronds-points, ce ne sont pas les feux qui font loi. C’est surtout les policiers et les bonhommes de la circulation – dont il était question dans précédent billet de votre blog – qui le font plutôt. Ce système va-t-il durer?

Je n’en suis pas convaincu, car le foisonnement des giratoires sonne peut-être la fin de l’ère des agents facilitateurs de la route. C’est du moins l’avis d’Oumar Ndao, agent de facilitation de la circulation avec lequel j’ai eu un entretien dans le cadre dudit billet.

Ce contractuel de l’A.S.S.I. (Association sénégalaise de service et d’intérim) estime que les giratoires sont plus efficaces, même si son gagne-pain est appelé à disparaître par la suite. «Je ne suis pas sûr de garder mon poste dans le futur. Quand il y aura suffisamment de giratoires, on pourrait ne plus avoir besoin de nous», reconnait-il.

Pas besoin d’agent pour commander les giratoires. Comme le code de la route l’indique, la priorité est donnée au plus proche du centre. Pendant que je prenais des photos, je me suis rendu à l’évidence que ce principe est respecté à la lettre.

En revanche, le système des bonhommes de la circulation ne marche pas très fort. Certains chauffeurs du transport public n’hésitent pas à forcer le passage, contre le gré des agents. C’était le cas d’un taximan lors de mon reportage. L’infraction n’est pas restée impunie. Le policier qui veillait au grain est intervenu promptement pour saisir le taxi.

Toujours selon notre interlocuteur, quand il n’y a de policier pour les appuyer, ils ont beaucoup de difficultés à faire respecter leurs consignes.

Les giratoires s’inscrivent en bonne place dans les travaux sur l’avenue Cheikh Anta Diop, mais aussi dans plusieurs chantiers d’infrastructure urbaine et routière de la ville. Elles porteront leur fruit, pourvu que les usagers fassent preuve d’un minimum de respect du code de la route.

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Article : Abdou Amadou Cissokho, mondoblogueur
mondoblogueur
5
6 avril 2011

Abdou Amadou Cissokho, mondoblogueur

« Réussir quoi qu’il arrive », c’est le slogan de ce jeune sénégalais du Fouta (nord du pays). Abdoul, comme on l’appelle dans sa famille, est étudiant au centre d’études des sciences et techniques de l’information de Dakar (Cesti).

C’est depuis son enfance qu’il caresse le rêve de devenir journaliste. “Je suis fasciné par la radio. Je collais un poste radio à l’oreille pendant le plus clair de mon temps après l’école.” Abdou Cissokho est né un certain 14 février il y après d’un quart de siècle à Dakar. Son enfance, il la passera dans le village de Diella à la frontière Sénégal Mauritanie. Il y restera jusqu’à l’obtention de son certificat de fin d’études élémentaires (CFEE) en 2001. Ce milieu Peulh et sa musique traditionnelle, notamment les chansons de Baaba Maal le marqueront fortement. “J’aime beaucoup Baaba Maal, sa musique incarne la culture de cette  ethnie.”

Il débarque à Dakar le 15 octobre 2001 pour ses études moyennes et secondaires. Il obtient son baccalauréat sénégalais en 2009 au Lycée des Parcelles Assainies en banlieue dakaroise. Il est ensuite admis au très sélectif concours d’entrée du Cesti, sous réserve du bac. C’est alors que son rêve devient réalité.

Célibataire, sans enfant, Abdoul vit dans la banlieue Dakaroise qui ne le laisse pas indifférent : “j’adore Grand-Yoff, mon quartier. Les gens y sont chaleureux. C’est tout le temps animé. Je ne m’imagine pas vivre dans un autre quartier.”

Taille moyenne, teint peu clair, Abdoul est confiant quant à l’avenir. Pendant ses temps perdus, il aime lire le magazine Jeune Afrique. Le nombre de livre d’histoire qu’il possède témoigne de sa passion pour l’histoire.

Son ambition : faire une très riche carrière dans le journalisme, tout en développant ses propres projets parallèlement.

Parmi ses autres projets, figure celui d’investir dans l’agriculture. “C’est l’un des secteurs de développement les plus efficaces dans nos pays sous-développés.”
En attendant, il compte se spécialiser en presse écrite pour avoir une belle plume l’année prochaine à la fin de son cycle.

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Article : Le monument de la renaissance africaine, un an après
Non classé
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4 avril 2011

Le monument de la renaissance africaine, un an après

Le monument de la renaissance africaineLe 04 Avril, le président de la république du Sénégal procédait à l’inauguration du monument de la renaissance africaine en présence de plusieurs chefs d’État africains et du numéro 2 du régime nord-coréen. Sa maîtrise d’œuvre a été assurée par la société nord-coréenne Mansudae Overseas Project Group of Companies. Ce bijou architectural d’une envergure remarquable, on se le rappelle, a fait couler tant d’encre, tant de salive …La statue niché sur la colline de Ouakam était le sujet de tout les débats. Pour les admirateurs, c’est une œuvre qui fait la fierté nationale et même africaine, donc à saluer. Les contempteurs quant à eux fustigent l’érection du monument au prix d’une fortune dérisoire. Ils estiment que les priorités nationales sont ailleurs. Dans tout les cas, le chef-d’œuvre est désormais l’un des sites touristiques les plus attractifs du pays de la Téranga. Gouverner, c’est faire des choix. Et des choix découlent les priorités d’un système. Devait-on abandonnée un tel projet au profit d’un autre secteur. Je pense que ça en valait la peine. Jean de la Bruyère ne dit-il pas qu’«il faut rire avant que d’être heureux, de peur de mourir sans avoir ri’’ ?

La manne financière

Il y a manne financière parce que le monument a coûté entre [9 et 15 milliards de francs CFA. Certaines sources parlent d’un montant bien plus élevé. L’opposition estime jusqu’à 60 milliards de nos francs. Les travaux ont commencé en 2002 pour s’achevé en 2009. Quelle que soit la source, nul ne doute qu’une telle œuvre à un prix.

Il y a également manne financière par rapport aux entrées de fonds que la statue occasionne. Il ne se passe de jour sans que des centaines voire milliers de visiteurs ne se pointent. Lors d’un passage dernièrement sur le site, j’ai essayé de savoir à combien s’élève la recette quotidienne. Mon interlocuteur m’a dit que c’est beaucoup d’argent sans en préciser le montant. Mieux, le monument contribue à une meilleure vente de la destination Sénégal. Il n’y a pas que la façade externe. A l’intérieur il ya une restaurant panoramique accessible par un ascenseur de 15 places. Il abrite également des salles d’exposition, de conférence, de projection de films, un musée. Tout autour, en contrebas, seront aménagés des boutiques, restaurants et un village artisanal. Cet ensemble d’infrastructures aura des retombées économiques et fera de cet endroit un pôle de développement du tourisme.

Symbole

Le monument représente un couple et son enfant, dressés vers le ciel. Il symbolise une Afrique qui renait après les longs siècles d’esclavage et de colonisation. Justement le président Abdoulaye Wade lui-même s’était exprimé là-dessus : « Si j’étais un sculpteur, je mettrais en place trois personnages, les bras ouverts dans un élan d’étreinte. Deux, sur une marche supérieure, l’Europe et les Etats-Unis sont plus rapprochés. Le troisième, l’Afrique, un peu éloigné, aux formes saisissantes de pureté et de force, tend aussi les mains… »

A l’heure où la plus part des pays africains fêtent les 50 ans de leur accession à l’indépendance, un tel symbole ne pouvait pas mieux tomber. Reste à matérialiser ce réveil par une meilleure prise de conscience de nos réalités et prendre notre destin en main ; car personne ne viendra développer ce continent à notre place. L’ennemi de l’Afrique, c’est l’africain, disait l’autre.

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Article : Gbagbo, chronique d’une sortie par la très petite porte
Non classé
1
1 avril 2011

Gbagbo, chronique d’une sortie par la très petite porte

Et si Gbagbo sautait dans les heures à venir ? En tout cas tout porte à y croire. L’homme qui s’est s’arrogé le pouvoir après une élection lamentablement perdue est entrain de passer un bien mauvais temps depuis le début de la semaine. Cette situation n’est qui tend certainement vers son dénouement n’est pas sans rappeler cette phrase forte d’Abadraham Lincoln : ‘’ On peut tromper tout le peuple pendant une partie du temps ; on peut tromper une partie du peuple pendant tout le temps ; mais on ne peu pas tromper tout le peuple pendant tout le temps’’.

Qui s’attendait au tournant qu’on pris les choses ces derniers jours ? Certes après que toutes, les voies de négociations ou presque ont échoué, il fallait s’attendre à quelque chose d’autre. Mais pour ma part, je suis très surpris de la conquête, sans résistance majeur, des villes de l’intérieur ivoirien par les forces pro Ouattara. Les réalités sur le terrain sont sans équivoque, les troupes ouattaristes sont à Abdjan après avoir tombé toutes les villes du pays, y compris Yamoussokoro. Depuis hier en fin d’après-midi, des coups de feu se font entendre à Abidjan. De défection en défection, le camp Gbagbo devient un pot de chagrin. Il ne compte plus que des groupuscules de soldats relevant de sa garde et cantonnés devant son palais et son domicile. Les ouataristes, eux ont fini de prendre le contrôle de la radio et télévision nationales. A l’heure où je rédige, on ne sait pas où se trouvent Gbagbo et les siens.

Ce que j’ai aimé dans cette situation, c’est que les populations d’Abidjan sont relativement indemnes de ce chaos total qui à fini de s’installé. Même si la difficulté de mouvoir est la chose la mieux imposée à Abidjan, on ne rapporte pas surtout de victime en vie humaine. Prions pour que les choses continuent ainsi.

Enfin, j’ai l’impression qu’un nouveau soleil se lève sur le pays de Houphouët Boigny. C’est celui de la victoire de la démocratie sur l’anarchie d’un système honteux, odieux et mafieux.

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De Bamako à Dakar, regard sur l'actualité

Auteur·e

L'auteur: Diawara

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